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5 mythes sur le métier de community manager

6 Avr 2022 | Réseaux sociaux

Consultante en marketing digital et stratégie et coach en réseaux sociaux, je suis également community manager depuis 2018. C’est un métier qui fait l’objet de beaucoup de mythes et d’idées reçues. Il a notamment la réputation d’être facile et accessible à n’importe qui. Récemment, via une story sur Instagram, j’ai demandé aux personnes qui me suivent quelles sont les croyances qu’elles ont sur le métier de community manager. J’en ai sélectionné 5 et j’y réponds à travers cet article.

« Un community manager maitrise tous les réseaux sociaux. » – Aurélie

Ce n’est pas nécessairement vrai. L’écosystème des réseaux sociaux est varié et en constante évolution. Maitriser parfaitement l’ensemble de ses composants est impossible. Certains community managers font même le choix de se spécialiser sur un seul réseau social. En ce qui me concerne, mes services de community management incluent Instagram, LinkedIn et Facebook. J’envisage d’ajouter TikTok à cette liste mais cela implique que je me forme plus sur le sujet.

Un community manager ne peut pas s’improviser pro d’un réseau social. De la même façon qu’il n’est pas nécessairement capable d’accompagner le client sur d’autres volets de sa communication (rédaction d’articles de blog ou de newsletters par exemple). Il existe des experts pour chaque aspect du marketing digital. La plupart maitrisent pleinement plusieurs compétences relatives à ce domaine mais jamais l’ensemble d’entre elles.

« Le community management est un métier facile et accessible à tous. » – Aude

Le community management n’est pas un métier facile dans le sens où il implique la maitrise de diverses compétences et qu’il requiert une importante capacité d’adaptation. Si n’importe qui peut s’autoproclamer community manager, tout le monde ne sera pas capable d’exercer le métier correctement. Si vous cherchez à recruter un community manager ou à déléguer la gestion de vos réseaux sociaux à un freelance, je vous conseille de vous renseigner sur son parcours et de lui demander quels comptes il gère ou a géré, par exemple.

Avec le développement du digital et la vague de « baby entrepreneurs », on voit de plus en plus de community managers émerger et ce notamment parce qu’il y a effectivement cette idée de facilité. J’en profite donc pour vous citer quelques-unes des tâches qui incombent à un community manager :

  • Cerner l’univers du client (mission, vision, valeurs) et ses objectifs ;
  • Récolter l’information nécessaire à la création d’un contenu pertinent (en interrogeant le client et en effectuant des recherches) ;
  • S’adapter au branding, à la ligne éditoriale (s’il y en a une), au ton of voice, etc. ;
  • Rédiger un contenu pertinent de qualité, sans faute d’orthographe ou de grammaire ;
  • Récolter les visuels auprès du client, créer des visuels (prise de photos ou création sur des outils de type Photoshop ou Canva) ou chercher des visuels parmi des banques d’images libres de droits ;
  • Faire vérifier l’ensemble par le client et effectuer les corrections et changements nécessaires ;
  • Planifier les contenus ou les publier en temps réel lorsque la planification n’est pas possible (par exemple pour les Reels sur Instagram ou les documents sur LinkedIn) ;
  • Répondre aux messages privés ainsi qu’aux commentaires dans des délais raisonnables ;
  • Publier du contenu spontanément pour faire vivre les réseaux au quotidien (par exemple des stories) ;
  • Analyser les statistiques à une fréquence définie pour réajuster la stratégie (je mentionne cette tâche parce que je suis formée pour mais dans certains cas, elle revient au social media manager).

Bien entendu, cette liste est non exhaustive et dans le cadre de certaines collaborations, il faudra notamment y ajouter le fait de courir après le client pour obtenir les informations nécessaires à la création des contenus ou encore gérer les commentaires désobligeants des trolls.

« Un community manager gagne beaucoup d’argent. » – Laura

Tout dépend de ce qu’on entend par « beaucoup ». Cela dépend des tarifs du community manager mais aussi du contenu des missions. Un community manager qui propose un forfait à 200 € par mois à ses clients peinera à gagner « beaucoup » d’argent. La quantité de travail à fournir est multipliée par le nombre de clients, ce qui a pour résultat un agenda vite rempli et un niveau d’énergie encore disponible assez bas passé un certain nombre de contrats.

Par opposition, un community manager avec des tarifs plus élevés (par exemple lorsqu’il est amené à gérer plusieurs réseaux sociaux à la fois pour un même client) gagnera plus vite une somme équivalente. Pour les futurs ou baby community managers qui me lisent, l’intérêt d’avoir plusieurs clients avec des missions plus importantes c’est que vos efforts sont concentrés sur un nombre limité d’univers et de secteurs d’activités, ce qui vous permet de vous imprégner plus facilement de ces derniers et de concentrer vos efforts.

Pour répondre plus précisément à la croyance de Laura, un community manager ne gagne pas nécessairement « beaucoup » d’argent mais il le peut. Comme pour beaucoup d’activités, tout dépend des objectifs financiers et surtout, de la stratégie mise en place pour les atteindre.

« Le community manager aide à vendre plus. » – Pauline

Le community manager n’est pas responsable du nombre de ventes. D’ailleurs, il n’est pas plus responsable des statistiques d’un compte Instagram ou d’une page Facebook. Un community manager a une obligation de moyens, il doit faire de son mieux selon les termes définis par le contrat pour atteindre un certain nombre d’objectifs. Cependant, il n’a pas le pouvoir de contrôler l’évolution du nombre d’abonnés ou du nombre de ventes d’un produit. Dans ces deux cas, les résultats ne dépendent pas de lui.

La vente d’un service ou d’un produit repose plutôt sur une série d’éléments qui sont mis en place par le client. Par exemple, ce dernier a peut-être une équipe de vente chargée de convertir les prospects en clients ou un tunnel de vente bien ficelé permettant d’amener le visiteur du site jusqu’au panier et finalement, à l’achat. Un community manager pourra quant à lui orienter ses efforts vers la création de contenus qui auront pour objectif de rediriger les utilisateurs vers le site web, une offre ou un formulaire mais ce qui se passe après n’est pas de son ressort.

Étant diplômée en marketing digital et stratégie, je conseille mes clients sur « l’après réseaux sociaux » pour les aider à optimiser l’expérience utilisateur ainsi que le tunnel de vente. Cela permet d’améliorer les résultats mais aucune promesse ne peut être faite.

« Un community manager est au service de son client. » – Céline

J’ai envie d’être radicale et de répondre que c’est faux mais je suis obligée d’apporter de la nuance à mes propos. Un community manager est au service de son client dans le cadre des termes définis par le contrat. C’est tout.

Un community manager lorsqu’il est à son compte, n’est pas un employé et sa collaboration avec le client n’est pas supposée ressembler à la relation qu’il aurait avec un patron. Sauf mention contraire dans le contrat ou le devis, un client n’a pas le droit d’envoyer des messages à toute heure au community manager, de lui demander un jour sur deux de modifier les contenus, de lui envoyer des informations avec des jours de retard, etc.

Le community manager est libre de fixer ses conditions au départ avec le client. Ce dernier a le choix de les accepter si elles lui conviennent ou de faire appel à quelqu’un qui sera plus à même de correspondre à son mode de fonctionnement. Par exemple, certains community managers se rendent disponibles un certain nombre d’heures par semaine pour leurs clients. C’est une option qui peut répondre à un grand besoin de flexibilité de la part des clients et qui est tout à fait acceptable pour certains community managers. En ce qui me concerne, je discute toujours du cadre de la collaboration avant même d’envoyer un devis. Je suis intimement persuadée que la structure et l’organisation permettent une collaboration fluide et agréable pour les deux parties.

J’espère sincèrement qu’à travers cet article vous aurez appris de nouvelles choses sur le métier de community manager. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à m’écrire en commentaire ou via mes réseaux sociaux. Au plaisir d’échanger avec vous ! À très vite !

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